Découverte

A LA DECOUVERTE DE L’ÎLE BOULAY & LA BAIE DES MILLIARDAIRES

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Dans ce numéro de décembre, Littoral magazine vous emmène à la découverte de l’Île Boulay et la Baie des Milliardaires. Ces sites mythiques que ne se lassent de visiter certains, où d’autres ont carrément élu domicile, sont un patrimoine touristique à découvrir absolument pour ceux qui n’y ont pas encore mis les pieds.

A l’image de Rôme, tous les chemins y mènent. Partant de Biétry, du Plateau dans les gares lagunaires, de Yopougon, de Jacqueville…

Pourtant c’est à partir de Treichville que nous décidons de nous y rendre. L’ASNA qui jouxte l’Espace Mima, c’est l’endroit rêvé pour prendre une embarcation à destination de l’Île Boulay et la Baie des Milliardaires. On y accède par le Boulevard de Marseille, au niveau de Treichville zone 3, en empruntant une allée en face du magasin TECHNIBAT. Mais il faut réserver un hors-bord bien avant.

Nous démarrons donc à partir de Treichville. Nous passons devant un village de pêcheurs, puis sous le pont du boulevard de Vridi avant de déboucher sur le port par 18 à 22 mètres de profondeur, laissant le canal de Vridi sur notre gauche.
Que de fascination ! Les embarcations multicolores des pêcheurs qui croisent notre route, leurs chaleureuses salutations. Le gigantisme des coques de navires amarrés au port…

Impressionnant également les ordures sur la lagune, les sachets, tous ces déchets. L’odeur suffocante du carburant déversé dans l’eau. Impressionnant et surtout révoltant de constater une telle maltraitance infligée à l’eau.

Depuis l’enfance on m’a appris à associer l’eau à la vie. A quel moment cette valeur a changé ? Depuis quand l’eau rime-t-elle avec dépotoir, poubelle, déchets, contamination, mort ?

Bref, en quelques minutes nous sommes face à nos deux destinations qui se font face. L’Île Bouley à notre droite, la Baie de Milliardaires à notre gauche.

Vite fait nous sillonnons les rives de l’Île Boulay par tribord, c’est-à-dire le côté droit de notre embarcation. Il y a une ou deux belles plages de sable blanc fin, quelques maisons et un village de pêcheurs.

Rebroussant chemin, nous atteignons les premières maisons de la Baie des Milliardaires, côté bâbord (gauche). Paisibles, calmes, ces résidences dégagent une atmosphère monastique. Notre équipe de photographes s’en donne à cœur joie.
Puis nous passons à nouveau à tribord. Un établissement attire notre attention. Nous y faisons notre première halte. Shooting photos à volonté.

Nous repassons à bâbord. Pour visiter et shooter un alignement de réceptifs hôteliers. Certains sont célébrissimes, habitués au grand public, à accueillir des événements d’entreprises. D’autres le sont moins, voire plutôt discrets.

Un tenancier nous avoue même jouer volontairement la carte de la discrétion. « Ici viennent des gens importants, des hautes personnalités du pays. Ils n’aiment pas qu’il y ait trop de monde, ou trop de bruit. D’ailleurs notre capacité d’accueil ne nous permet pas de recevoir des foules. Chaque semaine nous refusons du monde, surtout ceux qui n’ont pas réservé. »

La plupart des réceptifs que nous avons visités propose l’hébergement, avec des chambres qui ont vue sur la lagune. Le point de vue depuis les chambres est magnifique dans ces cas-là. La scène que vous pouvez contempler au réveil est édenique.

On y mange bien, à des tarifs abordables. A partir de 7 000 FCFA. Un gérant nous a signifié que des embarcations quittent l’espace Mima à Treichville, juste à côté de l’ASNA. Elles vous transportent à 10 000 FCFA aller-retour, tarifs adulte. Soit que vous y retourniez le jour-même, soit que vous y retourniez le lendemain. Les enfants de moins de 7 ans ne paient pas le voyage.

Une fois sur place, vous pouvez louer toutes sortes d’embarcations pour faire le tour du propriétaire.

Notre visite s’est terminée au lac Bakré, dont nous ne pouvions absolument pas nous priver. Kwamé, le sympathique guide qui nous y a emmenés, en traversant son village de pêcheurs, a choisi la rive qu’il pratique, où il part nager les week-ends avec ses potes. Dénuée de plage, cette rive n’est pas forcément la meilleure partie du lac Bakré, dont l’eau d’un clair translucide avec un fond tapi de sable fin blanc, donne sur quelques magnifiques plages que nous n’avons pu pratiquer.

Le temps nous étant compté, nous nous sommes contenté d’une prise de vue drone du lac, avec la promesse d’y revenir et d’y faire quelques brasses.

Nicaise DIBY

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