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OUEDRAOGO ABDOUL AZIZ BRONZIER FONDEUR

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Devant son stand route de Bassam par l’ancienne route, se dressent de fascinantes statues de bronze, toutes plus expressives les unes que les autres, desquelles votre regard aura peine à décrocher.

Aziz est bronzier fondeur, cumulant 21 ans d’un métier appris sur le tas, qu’il exerce depuis 1998.
Pour sortir une pièce, tout commence avec cire d’abeilles, appelée dans le jargon « cire perdue », que l’on met au contact du feu. Alors la cire devient moue comme la pâte à modeler. On peut lui donner toutes les formes. Après le modelage de la cire on passe au trempage. La cire modelée est alors trempée dans la terre glaise, l’argile, qui épouse la forme de la cire. On obtient un moule.

Le moule est passé au feu, ce qui fait fondre la cire qui s’écoule en laissant un vide à l’intérieur du moule. On fond le bronze qui est coulé dans le moule d’argile. L’expression « cire perdue » vient de ce que la cire fond avec le feu. On peut finalement découvrir la statue de bronze en cassant le moule d’argile.

Les statues représentent des objets, des êtres, selon l’inspiration de l’artisan ou sur commande d’un client. Le prix des pièces varie selon la taille de l’œuvre, le client en face…, allant de la centaine de mille francs CFA à sept millions de FCFA, le prix de sa plus grosse œuvre actuellement exposée, et au-delà.
La clientèle locale absorbe bien la production. Les expatriés en achètent aussi en quantité moins importante, le poids des articles ne facilitant pas le fret.

Bronzier fondeur est un métier qui nourrit bien son homme tout en lui permettant d’exprimer sa créativité.
Nicaise DIBY

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